RemUp
  • Comment ça marche
    • Notre processus
    • Le guide de la redevance
    • Études de cas
    • Témoignages
    • Nos experts
  • Études de cas
  • Simulateurs
    • Simulateur redevance de marque
    • Comparateur global de rémunération
    • Simulateur SASU
    • Flat tax vs barème
    • Charges sociales dirigeant
    • Salaire net dirigeant
    • Dividendes vs salaire
    • Tous les simulateurs
  • Blog
  • Partenariats
    • Apporteur d'affaires
    • Experts-comptables
    • On recrute
Audit gratuit

Arrêt Lancaster 2024 : décryptage et conséquences pour la redevance de marque

L'arrêt rendu par la Cour administrative d'appel de Paris le 15 novembre 2024 (n°23PA01115), dit « Lancaster », est souvent cité sur la redevance de marque, et souvent pour lui faire dire plus qu'il ne dit. Ce que la décision juge vraiment sur la redevance de marque entre dirigeant et société, et ce qu'on lui fait dire à tort. Faits, raisonnement, portée, conséquences pratiques.

01/05/2026 · 14 min de lecture · Eliott Godet, fondateur de RemUp

📖 Pour aller plus loin : Cet article décrypte la jurisprudence Lancaster 2024. Pour le cadre fiscal complet de la redevance de marque, consultez notre guide redevance de marque 2026. Pour la création opérationnelle d'une licence, voir création licence de marque en 8 étapes.

Les faits de l'affaire Lancaster

Le propriétaire de la marque de commerce « Lancaster » l'avait concédée, par un contrat du 16 octobre 2001, à la société à responsabilité limitée du même nom. En contrepartie, il percevait chaque année des redevances proportionnelles aux résultats de la société : 2 % du chiffre d'affaires annuel hors taxes et 10 % du bénéfice annuel net avant impôt sur les sociétés.

À l'issue d'un contrôle sur pièces, l'administration a soumis ces redevances, pour les années 2012 à 2014, aux contributions sociales sur les revenus du patrimoine, avec des pénalités pour manquement délibéré de 40 %. Le tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de décharge. Les contribuables ont fait appel en soutenant que ces redevances étaient des revenus d'activité.

Le raisonnement de la cour

La cour part d'une règle : les revenus d'une activité non salariée exercée à titre professionnel, même accessoire, relèvent de la contribution sociale sur les revenus d'activité, et non de celle sur les revenus du patrimoine.

  • Les modalités de détermination : les redevances étaient proportionnelles aux résultats de la société exploitante.
  • La réitération dans la durée : elles étaient versées chaque année depuis le contrat de 2001.
  • La conséquence : compte tenu de ces deux éléments, la cour juge que ces redevances sont des revenus professionnels. Elles ne pouvaient donc pas être soumises aux contributions sociales sur les revenus du patrimoine, et la cour prononce la décharge.

Ce que l'arrêt ne dit pas — et qu'on lui fait souvent dire

Lancaster est régulièrement présenté comme ayant condamné le pourcentage du chiffre d'affaires, ou comme imposant le forfait. Lu en entier, il ne fait ni l'un ni l'autre.

  • Le contribuable a obtenu gain de cause sur les contributions sociales. La cour lui accorde la décharge des contributions sociales assises sur les revenus du patrimoine. On ne peut donc pas le citer comme une décision de condamnation.
  • Deux critères, pas un. Les redevances y sont jugées professionnelles « compte tenu des modalités de leur détermination et de la réitération dans la durée ». La réitération est un critère que le forfait n'écarte pas.
  • Aucun seuil de taux n'y est posé. Le critère de l'excès reste relatif : la contrepartie obtenue justifie-t-elle la somme versée ?

Le fondement du forfait fixe n'est donc pas cet arrêt, mais la doctrine administrative BOI-IF-CFE-10-20-20-30 § 230, opposable à l'administration au titre de l'article L. 80 A du LPF. Elle retient deux conditions cumulatives : détenir la quasi-totalité du capital de la licenciée, et percevoir une rémunération qui dépend de son exploitation. Un dirigeant remplit la première par construction ; le forfait écarte la seconde.

La portée juridique de Lancaster

Une jurisprudence non isolée

Lancaster s'inscrit dans la lignée de plusieurs décisions antérieures :

  • CE 17 juin 2015 n°369840 : l'une des deux décisions que codifie la doctrine administrative sur le caractère professionnel du concédant.
  • CE 11 janvier 2019 n°405031 : la seconde.
  • CE 4 juin 2018 n°402006 et CE 21 décembre 2016 n°371258 : le critère de l'acte anormal de gestion est relatif — la contrepartie obtenue justifie-t-elle la somme versée ? Aucun seuil de taux n'y est posé.

Ce que ces décisions dessinent n'est pas un seuil, c'est une méthode : le forfait écarte la seconde des deux conditions cumulatives du § 230, l'indexation la réunit.

Un arrêt de cour d'appel, rendu sur un cas d'espèce

C'est une raison de plus de ne pas faire reposer un dossier sur cet arrêt : le fondement solide est la doctrine administrative, opposable au titre de l'article L. 80 A du LPF.

Nos 5 recommandations opérationnelles

  1. Redevance en forfait annuel fixe : montant fixe annuel, jamais indexé sur CA/bénéfice/marge, pour écarter la seconde condition du § 230.
  2. Valorisation indépendante préalable : rapport ISO 10668 annexé au contrat.
  3. Exclusivité de la concession : une marque, une licence exclusive, une société.
  4. Documentation rigoureuse : contrat 12 clauses, AG, INPI antérieur, factures conformes.
  5. Audit des contrats existants : avenant transformant en forfait avant tout contrôle.

De la logique « pourcentage du CA » à la logique « rendement de l'actif »

La question n'est plus « quel pourcentage du CA puis-je facturer ? ». On évalue la valeur économique de la marque selon la norme ISO 10668, et c'est cette valorisation qui fixe une redevance fixe annuelle. Rapporté au chiffre d'affaires, le montant n'est plus qu'un repère de cohérence, à titre indicatif — la redevance réelle est un forfait fixe issu de la valorisation.

Exemple chiffré

Société de conseil, CA 800 000 €, marque déposée à l'INPI avec une notoriété forte. La valorisation indépendante selon la norme ISO 10668 conduit à une redevance fixe annuelle de l'ordre de 49 000 €, soit environ 6 % du chiffre d'affaires — à titre indicatif — la redevance réelle est un forfait fixe issu de la valorisation.

Le contrat fixe ce montant, révisable par avenant après une nouvelle valorisation. Ce schéma écarte la seconde condition du § 230 : la redevance ne dépend pas du chiffre d'affaires.

Questions fréquentes sur l'arrêt Lancaster 2024

Quelle est la portée exacte de l'arrêt Lancaster ?

CAA Paris 15 novembre 2024 n°23PA01115. La cour juge que des redevances de marque fixées à 2 % du chiffre d'affaires et 10 % du bénéfice, versées année après année, sont des revenus professionnels au regard des contributions sociales : elles ne relèvent pas de la contribution sur les revenus du patrimoine, et le contribuable obtient la décharge. L'arrêt n'impose pas le forfait et ne condamne aucun mode de calcul.

Mon contrat indexé sur le CA est-il automatiquement requalifié ?

Pas automatiquement. Mais l'indexation sur le CA réunit l'une des deux conditions cumulatives auxquelles la doctrine administrative (BOI-IF-CFE-10-20-20-30 § 230) regarde le concédant comme professionnel, et un dirigeant remplit l'autre par construction. Par prudence, un avenant transformant l'indexation en forfait est recommandé avant tout contrôle.

Quelle redevance maximale puis-je fixer ?

Aucun plafond n'est fixé par les textes : le montant se justifie par la valorisation indépendante de votre marque (norme ISO 10668), qui fixe une redevance fixe annuelle. Rapporté au chiffre d'affaires, il représente le plus souvent quelques pourcents, à titre indicatif — la redevance réelle est un forfait fixe issu de la valorisation.

Lancaster a-t-il été confirmé par le Conseil d'État ?

Pas à notre connaissance à la date de rédaction. Ce n'est de toute façon pas cet arrêt qui fonde notre recommandation du forfait, mais la doctrine administrative BOI-IF-CFE-10-20-20-30 § 230, opposable au titre de l'article L. 80 A du LPF.

Comment transformer un contrat indexé en forfait ?

Par une valorisation indépendante de la marque (norme ISO 10668), qui fixe une redevance fixe annuelle, puis un avenant au contrat approuvé en assemblée. Le cabinet d'avocats partenaire rédige l'avenant ; chaque étape est documentée.

Lancaster s'applique-t-il aux marques de fabrique (BNC) ?

L'arrêt porte sur une marque de commerce, dont les redevances relèvent des BIC. Pour les marques de fabrique BNC (article 92-2-3° CGI), les principes de proportionnalité restent applicables, mais la distinction entre BIC professionnel et non professionnel ne se pose pas dans les mêmes termes.

Pages connexes du cluster jurisprudence

  • Redevance de marque 2026 : le guide complet
  • Licence de marque : le guide du contrat
  • ISO 10668 : la norme de valorisation
  • Création d'une licence de marque : 8 étapes
  • Taux de redevance par secteur
  • Concession de marque dirigeant : guide juridique
  • Notre processus
  • Audit redevance de marque
  • Valoriser sa marque
  • Réduire charges sociales
  • Évaluation de marque
  • Accompagnement fiscal
  • Calcul de rémunération
  • Devenir apporteur (250€)
  • Blog
  • Simulateurs
  • Chiffres clés 2026
  • Témoignages
  • FAQ
  • Études de cas
  • Redevance de marque
  • Glossaire
  • Guide redevance de marque
  • Optimisation rémunération
  • Dirigeants BTP
  • À propos
  • Nos partenaires
  • Nos experts
  • Devenir partenaire (experts-comptables, avocats, CGP)
  • On recrute — devenir mandataire
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGV
  • Étude de cas : société d'isolation
  • Étude de cas : groupe de restaurants
  • Étude de cas : pharmacie
  • Étude de cas : cabinet dentaire
  • Étude de cas : site e-commerce
  • Étude de cas : startup tech
  • ISO 10668 : norme valorisation marque 2026
  • Clause non-concurrence : l'impact fiscal caché
  • Arbitrage rémunération 2026 : +30% de net
  • EURL ou SASU : 4 erreurs fiscales à éviter en 2026
  • Trésorerie PME : 3 cas réels d'optimisation
  • Holding : le régime mère-fille est-il optimal ?
  • CIR 2026 : guide complet pour PME (30% de R&D)
  • Intéressement dirigeant : la checklist PME 2026
  • Prévoyance Madelin TNS 2026 : 87k€ déductibles maximum
  • Management fees : le risque fiscal caché en 2026
  • Intégration fiscale 2026 : les pièges à éviter
  • PEE et PER en PME : le rendement fiscal attendu en 2026
  • PPV 2026 : le nouveau régime fiscal pour PME
  • Multiples EBITDA 2026 : les 5 pièges à éviter
  • Fiscalité du bail commercial : 3 cas réels analysés
  • Transmission PME familiale : la checklist fiscale 2026
  • Clause buy-sell : l'arme anti-blocage pour associés
  • SAS vs SARL pour votre holding : le match fiscal
  • Statut JEI 2026 : 8 ans d'exonération d'IS
  • Fiscalité cession PME : 3 leviers pour réduire l'impôt
  • BSPCE en startup : le plan d'action fiscal 2026
  • IFI et PME : les 3 erreurs d'exonération à éviter
  • Assurance homme clé : le bouclier fiscal des PME
  • Mécénat PME : transformer 10k€ de don en 6k€ d'IS
  • Crédit vendeur 2026 : optimiser la fiscalité
  • SCP : le montage pour optimiser vos titres financiers
  • Convention de trésorerie : optimiser les flux
  • Statut dirigeant 2026 : fiscalité et charges décryptées
  • Pacte d'associés SAS : 5 clauses pour blinder votre poste
  • ZFU et ZRR en 2026 : le plan pour 0€ d'IS
  • Location-gérance : 5 pièges fiscaux à déjouer en 2026
  • Actions gratuites dirigeant : fiscalité 2026
  • Plus-value sur titres : le calcul fiscal 2026
  • Salaire ou dividendes 2026 : le verdict chiffré
  • Coût dépôt marque INPI 2026 : prix, délais et pièges
  • SCP en 2026 : le montage pour protéger son patrimoine
  • Gérant majoritaire SARL 2026 : économiser 25k€/an
  • Gérant minoritaire SARL : le statut protecteur analysé
  • Patron de PME : quel salaire se verser en 2026 ?
  • Gérant SARL : anticipez vos charges URSSAF 2026
  • Marque du dirigeant : le montage sécurisé en 2026
  • Marque de fabrique : BNC ou BIC, le choix fiscal 2026
  • Redevance de marque : la ligne rouge fiscale
  • AG 2026 : valider sa redevance de marque
  • Marque et pacte Dutreil : l'exonération à 75% en 2026
  • Cession de marque 2026 : fiscalité de la plus-value
  • Rémunération SAS 2026 : salaire, dividendes, redevance ?
  • SELARL médecin : +80k€ via votre nom en 2026
  • Redevance de marque : ce que l'expert-comptable doit savoir
  • Simulateur redevance de marque
  • Simulateur charges sociales dirigeant
  • Simulateur salaire net dirigeant
  • Simulateur dividendes vs salaire
  • Comparateur rémunération dirigeant
  • Simulateur SASU
  • Simulateur flat tax vs barème progressif
  • Holding définition 2026
  • Bilan 2025
  • Démembrement parts sociales
  • Donation entreprise
  • Fiscalité dividendes
  • Réduction IS 2025
  • Redevance de marque 2026
  • Trésorerie entreprise
  • Flat tax 2026
  • Stratégies réduction IS
  • Assurance vie dirigeant
  • Transmission patrimoine entreprise
  • Charges sociales dirigeant optimisation
  • Licence de marque
  • Rémunération dirigeant SASU
  • Pacte Dutreil 2026
  • Louer sa marque à sa société
  • Optimisation rémunération dirigeant
  • Licence de marque ou franchise
  • Optimisation fiscale transport
  • Rémunération profession libérale
  • Rémunération chef d'entreprise BTP
  • Créer une SCI familiale
  • Holding patrimoniale
  • Dividendes vs salaire dirigeant
  • Rémunération chirurgien esthétique
  • Entreprise générale du bâtiment
  • Restaurateur optimisation fiscale
  • Rémunération président SAS
  • Franchise multi-sites rémunération
  • Réduction IS PME 2026
  • Apport-cession 150-0 B ter
  • Compte courant d'associé
  • Défiscalisation dirigeant
  • Taux redevance marque
  • Rendez-vous

© RemUp — DB INVEST SAS